TRIBUNE LIBRE

Votre bulletin d'information «Le Grand-Figeac» ouvre désormais ses colonnes à l'expression des 126 Conseillers communautaires titulaires qui forment l'Assemblée délibérante de notre Collectivité.

Chaque numéro du journal y consacrera deux nouvelles rubriques, une «tribune libre» et une tribune réservée aux «élus minoritaires».

Très peu de Communautés de Communes ont aujourd'hui effectivement mis en place ce droit d'expression au sein de leur bulletin, non pas par méconnaissance de ce principe démocratique évident, mais compte tenu de la difficulté à le mettre en pratique.
La loi reconnaît en effet ce droit d'expression aux élus «minoritaires» dans les Communes de plus de 3 500 habitants pour le bulletin communal. Elle a étendu cette obligation aux Communautés de Communes. Par ailleurs, la jurisprudence des tribunaux administratifs l'a élargie à ceux appartenant à la «majorité». À partir de là, un double problème se posait : comment organiser matériellement ce droit compte tenu du nombre de Conseillers communautaires et comment déterminer quels Conseillers pouvaient être considérés comme «majoritaires» et d'autres comme «minoritaires» ?
En effet, les Conseillers communautaires n'étant pas issus d'une élection au suffrage universel direct, mais d'un fléchage sur les listes aux municipales pour les Communes de plus de 1 000 habitants et dans l'ordre du tableau du conseil municipal pour les Communes de moins de 1 000 habitants, la notion de «majorité» ou de «minorité» communautaire n'existe pas a priori. Après plusieurs consultations du Ministère de l'intérieur notamment, le Conseil communautaire a tranché : deux rubriques d'au maximum une page chacune seront réservées dans chaque bulletin. Dans la première chaque conseiller peut donc s'il le souhaite s'exprimer librement, à concurrence de 1 200 signes et de la surface réservée par numéro, la seconde étant affectée aux élus ayant manifesté publiquement leur volonté de se situer de manière permanente dans l'opposition.

Mme Léa GUERRIERI / Carayac

Parlons des énergies renouvelables

La visite d'une société qui propose la construction de trois éoliennes sur la commune de Carayac, faisant miroiter une redevance de 50 000 €/an (50 % du budget de la commune) fait réfléchir sur la démarche permettant à notre intercommunalité d'être TEPOS (Territoire à Energie POSitive). Nous avons des atouts : hydroélectrique, photovoltaïques au sol et sur toitures. Bien entendu ce volet « énergie » s'accompagne d'un volet « chaleur » avec nos forêts (et des scieries) produisant du bois d'oeuvre et de chauffage, des granulés ou bien encore des plaquettes qui alimentent cheminées, inserts et réseaux de chaleur. A Carayac, en partenariat avec la coopérative CéléWatt (SCIC SA) depuis mai 2021 fonctionne un parc photovoltaïque au sol de 250 KW occupant la moitié d'un terrain de football. Le support des panneaux est en bois de chênes. Il est important dans l'élaboration de différents documents (schéma directeur Energies Renouvelables, PLUI) de mieux prendre en compte cette production d'énergie par des petits parcs et éviter des projets démesurés dans une volonté de puissance électrique. « Small is beautiful. »

M. Pascal JANOT / Figeac

Aménagement du lac du Tolerme : d'autres formes de développement sont possibles

Le dernier rapport alarmant du Giec demande de stopper immédiatement le développement des grands équipements touristiques dans les zones naturelles. Or le projet de « Camping 5 étoiles » qui est envisagé pour le lac du Tolerme prévoit 400 emplacements conduisant à l'artificialisation de 15 hectares, en grande partie des terrains privés, aujourd'hui agricoles, mais aussi des espaces publics.
Beaucoup de questions se posent sur l'adéquation entre les caractéristiques du site et le dimensionnement du projet en termes de respect de l'environnement (eau, sols, boisements, bruit…) ou des aménagements induits (routes, parkings, tri des déchets, assainissement…) et de leurs coûts, directs et indirects, pour la collectivité.
La première richesse de demain c'est notre environnement. D'autres formes de tourisme éco-responsable et durable sont possibles. Ne sacrifions pas notre bien commun aux sirènes de l'économie à court terme.
Il est incompréhensible que ce dossier très engageant pour l'avenir n'ait pas été présenté en Conseil communautaire. Il est urgent qu'une consultation de la population soit engagée.

Mme Patricia GONTIER / Figeac

Faire vivre la démocratie locale : une responsabilité des élus

Chaque nouveau scrutin électoral confirme le désaveu croissant de la population pour la classe politique. Le constat est inquiétant et sans appel. Les causes sont multiples. S'il n'y a pas de solution miracle, des moyens existent pour contribuer à restaurer la confiance des citoyens envers leurs élus en les faisant participer à la prise de décisions. Mais ces outils sont souvent mal utilisés.
Ainsi, présenter à l'avis du public des projets déjà construits est contreproductif et génère des clivages entre ceux qui sont « pour » et ceux qui sont « contre ». Les exemples sont nombreux tels que récemment le projet d'aménagement du lac du Tolerme. Consultons les habitants en amont sur leurs attentes et leurs besoins et co-construisons ensemble.
Faisons vivre les instances participatives existantes en proposant à leurs membres les formations dont ils ont besoin et la possibilité de s'auto-saisir des sujets qui les intéressent.
Participation citoyenne et démocratie locale ne doivent pas être de simples slogans électoraux ou servir de caution pour des décisions déjà prises. C'est de la responsabilité des élus de les faire vivre.

LIBRE EXPRESSION DES ÉLUS MINORITAIRES

Votre bulletin d'information «Le Grand-Figeac» ouvre désormais ses colonnes à l'expression des 126 Conseillers communautaires titulaires qui forment l'Assemblée délibérante de notre Collectivité.

Chaque numéro du journal y consacrera deux nouvelles rubriques, une «tribune libre» et une tribune réservée aux «élus minoritaires».

Très peu de Communautés de Communes ont aujourd'hui effectivement mis en place ce droit d'expression au sein de leur bulletin, non pas par méconnaissance de ce principe démocratique évident, mais compte tenu de la difficulté à le mettre en pratique.
La loi reconnaît en effet ce droit d'expression aux élus «minoritaires» dans les Communes de plus de 3 500 habitants pour le bulletin communal. Elle a étendu cette obligation aux Communautés de Communes. Par ailleurs, la jurisprudence des tribunaux administratifs l'a élargie à ceux appartenant à la «majorité». À partir de là, un double problème se posait : comment organiser matériellement ce droit compte tenu du nombre de Conseillers communautaires et comment déterminer quels Conseillers pouvaient être considérés comme «majoritaires» et d'autres comme «minoritaires» ?
En effet, les Conseillers communautaires n'étant pas issus d'une élection au suffrage universel direct, mais d'un fléchage sur les listes aux municipales pour les Communes de plus de 1 000 habitants et dans l'ordre du tableau du conseil municipal pour les Communes de moins de 1 000 habitants, la notion de «majorité» ou de «minorité» communautaire n'existe pas a priori. Après plusieurs consultations du Ministère de l'intérieur notamment, le Conseil communautaire a tranché : deux rubriques d'au maximum une page chacune seront réservées dans chaque bulletin. Dans la première chaque conseiller peut donc s'il le souhaite s'exprimer librement, à concurrence de 1 200 signes et de la surface réservée par numéro, la seconde étant affectée aux élus ayant manifesté publiquement leur volonté de se situer de manière permanente dans l'opposition.

Mme Christine DELESTRE, M. Philippe BROUQUI et M. Philippe LANDREIN / Figeac

Bilan de rentrée

Voilà un an que des élus de Figeac Autrement siègent désormais au Conseil communautaire. Quelles premières conclusions tirer de ce début de mandat ?
Contrairement à l'étiquette d'« opposants farouches » que l'on nous assène régulièrement, nous cherchons à enrichir le débat, à formuler des propositions, à apporter une autre vision. Cette posture ne nous empêche pas d'avoir voté en faveur de plus de 90 % des délibérations qui nous ont été présentées.
Nous prenons à coeur les sujets, lisons et travaillons les dossiers dans l'intérêt de ce territoire que la majorité n'a pas le monopole d'aimer et de défendre. Nos interventions sont pertinentes et nous continuerons à nous exprimer, lorsque nous le jugeons utile, de manière respectueuse et constructive. Le rôle des élus est en effet aussi d'échanger.
Nous sommes fiers que certaines décisions, réflexions aient parfois évolué à notre initiative même si par la suite on a « oublié » de nous en réattribuer la paternité. Nos actions portent donc leurs fruits et ne sont pas systématiquement vaines. Mais quelle énergie dépensée pour y parvenir alors qu'il ne s'agit par moment que de bon sens et de cohérence !

M. Pascal RENAUD / Figeac

Dès 2017 l'Etat investit pour nos territoires. Le plan Action Coeur de Ville avec 222 villes de plus de 20 000 hab sélectionnées, dont Figeac, grâce au soutien de notre députée H. Tiegna, s'est déployé et a permis une accélération des actions de rénovation et d'embellissement de nos centre-ville.
En 2020 c'est 1600 villes de moins de 20 000 hab inscrites dans le plan petites villes de demain. Au national, ces 2 plans c'est 8 Md € d'investissement. Ces actions sont visibles autour de nous, elles auraient pu être plus globales, ambitieuses et mieux coordonnées, mais les chantiers réalisés à ce jour sont plutôt réussis.
Nous sommes en bonne voie de sortir du COVID grâce à une vaccination massive. Il est temps pour nous tous de retrouver l'énergie et le moral nécessaires au développement de nos activités économiques. Comme je le disais dans un précédent numéro, le plan France Relance porte ses fruits puisque notre économie est en bonne santé et repart. L'outil économique a été protégé efficacement et nous pouvons en être heureux. Le bassin d'emploi du Grand-Figeac se porte bien et c'est un atout essentiel pour une reprise dynamique et un retour à l'emploi pour ceux qui l'ont perdu.

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